Lirado
: Qu'est-ce qui c'est imposé en premier bien
avant la rédaction du tome 1 ? Combien en prévoyez-vous
d'ailleurs ?
Rose Berryl
: Au départ, je n'avais nullement
l'intention d'écrire une saga, ni même
un livre d'ailleurs. Un soir, j'ai fait le pari avec
mon meilleur ami de prendre quelques idées
qui me passaient à l'esprit et d'écrire
trois ou quatre pages, rien de plus. Les scènes
se sont alors succédées l'une après
l'autre, et je ne me suis jamais arrêtée
depuis.
J'ai prévu quatorze tomes pour
cette saga, plus l'une ou l'autre annexe.
Lirado
: Comment
avez-vous procédé pour l'écriture
( notament au niveau des deux histoires qui composent
la série ) ?
Rose Berryl
: Cela a fort changé depuis mes
débuts (en février 2002). Pour le premier
tome, j'ai utilisé une série de petites
fiches, que j'ai classées selon mes envies
et selon le déroulement que je voulais donner
à l'histoire. Pour le second tome, j'ai réalisé
un plan, une sorte de storyboard, qui reprenait les
divers personnages, classés en colonnes, et
sous lesquels j'indiquais les scènes qui se
produisaient. Pour le troisième tome, je suis
partie à l'aventure. Je sais où je veux
arriver, et je déambule au fil des pages.
Lirado
: Pourquoi avoir fait le choix dans le tome 1
d'aborder surtout l'histoire lu par Damenndyn
?
Rose Berryl
: Je voulais, avant toute chose, permettre
au lecteur de se familiariser avec le monde de Damenndyn.
En lisant le tome 1 (et le tome 2 également),
il se plonge littéralement dans ce que j'appellerais
" la cour de récréation "
de Damenndyn, le personnage principal de cette saga.
Il apprend à connaître les races, les
lieux mais aussi le genre de problèmes auxquels
les héros vont être confrontés
tout au long du récit.
Lirado
: Expliquer nous un peu comment vous avez procédé
pour le choix et les idées de noms et lieux
?
Rose Berryl
: C'est venu au fur et à mesure.
Damenndyn a été créée,
et avec elle, tout un tas d'éléments
qui constituent " son monde ". Il ne ressemble
en rien à ce que nous connaissons dans notre
réalité. Il a donc fallu tout inventer
pour que le personnage prenne vie, que sa manière
d'être et d'agir paraissent logiques aux yeux
du lecteur. Pour les noms, j'y vais à l'intuition.
Au moment d'écrire, je me demande ce qui pourrait
le mieux correspondre à tel ou tel personnage
ou lieu. Cela se décide sur le vif.
Lirado
:Qu'est-ce
qui a motivé votre écriture ?
Rose Berryl
: Un passage à vide dans ma vie,
un besoin de changer d'air et d'horizon.
Lirado
:Quel
serait votre souhait le plus cher pour votre série
Damenndyn
?
Rose Berryl
: Parvenir à réaliser tous
les projets que je me suis fixée, du plus petit
au plus imposant.
Lirado
:J'ai
lu que vous aviez d'autres projets d'écriture,
peut-on en savoir plus ?
Rose Berryl
: Bien entendu. Je suis en pleine rédaction
d'un roman de science-fiction, ainsi qu'un autre plus
contemporain qui traite de disparitions d'enfants.
Lirado
:Dans
une interview ( sur le net) vous dîtes ne
pas avoir peur de manquer d'idées mais plutôt
d'être à court de pages, qu'entendez-vous
par là ?
Rose Berryl
: En réalité, j'ai la chance
de ne pas avoir de problème pour remplir les
pages, que du contraire. Lorsque je parle de tomber
à court de pages, c'est surtout que, sachant
que chaque tome fait 300 pages environ, il n'est pas
toujours simple de caser toutes les idées en
un seul tome. Il faut donc gérer davantage
les données pour que tout soit dit (sur le
moment ou dans un tome à venir).
Lirado :
La série était sous un autre éditeur
avant Luce Wilquin, pourquoi ce changement d'éditeur
?
Rose Berryl
: J'ai changé d'éditeur car
l'ancienne maison d'édition a fermé
en avril 2005. Mais je ne regrette absolument pas
mon choix quant au nouvel éditeur ! A présent,
le travail est beaucoup plus concret - dans le sens
où l'on sent que tout est géré,
agencé au mieux -, ce qui n'était pas
le cas avant.