ACCUEIL

LIVRES

AUTEURS

FORUM

LIENS

LETTRE

CONTACT


 

 

L'Assommoir d'Emile Zola

Pour les 15 ans et +.
Le résumé suivant est sur tout le livre...
Gervaise Macquart est mariée à Auguste Lantier, un chapelier, et à deux enfants de lui, Claude et Etienne, lorsqu'elle arrive à Paris. Mais très vite le couple se sépare. Elle fait la connaissance de Coupeau, un ouvrier- zingueur fidèle, qui ne boit pas et qui travaille dur. Après plusieurs hésitations, elle se marie avec cet homme et le ménage s'établit dans un petit appartement. Ils ont une fille, Anne Coupeau, dit Nana.
Grâce à leurs économies, Gervaise et Coupeau parviennent à amasser assez d'argent pour que la blanchisseuse pense à ouvrir son propre magasin. Mais un incident la contraint à oublier son projet : son mari tombe d'un toit sur lequel il travaillait et reste convalescent plusieurs mois.
Gervaise, grâce à son voisin Goujet, un forgeron amoureux d’elle mais qui n’ose l’avouer, achète une blanchisserie qui lui permet très vite d’acquérir une certaine aisance. Elle a plusieurs ouvrières : Mme Putois, Clémence et une apprentie Augustine.
Coupeau, lui, continue à travailler, mais commence à boire, ce qui n'inquiète nullement son épouse.
La situation se détériore de plus en plus avec le retour de Lantier (dans une scène clef du roman : un fameux dîner où une oie est servie, signe de l'aisance de Gervaise, mais aussi première étape de sa chute implacable), que Coupeau accepte d’héberger sous son toit - moyennant théoriquement une pension que Lantier ne paye pas - et qui redevient l’amant de Gervaise. Coupeau boit de plus en plus, et Gervaise finit à son tour par sombrer dans l’alcoolisme. De déchéance en déchéance, Gervaise perd son commerce et sombre dans la misère. Après avoir vu mourir Coupeau à Saint Anne, elle se retrouve presque à la rue, faute d’argent. Elle tente même de se prostituer pour survivre, avant de s’éteindre elle-même, victime de la faim

    
Roman de l'échec mais aussi roman de vie, roman historique, roman philosophique, L'Assommoir d'Emile Zola est sans doute le titre de la série des Rougon-Macquart le plus connu. Présenté par l'auteur comme une peinture de "la déchéance fatale d'une famille ouvrière, dans le milieu empesté de nos faubourgs " l'Assommoir qui se passe avant Germinal nous fait faire un magnifique voyage dans le temps.
D'une grande puissance littéraire, décrivant avec intérêt, passion et minutie la lente descente au enfer d'une blanchisseuse, nous sommes emportés par le style de Zola qui a voulu faire " une œuvre de vérité : le premier roman sur le peuple, qui ne mente pas et qui ait l'odeur du peuple."
Il n'y a pas, pour moi, de meilleurs livres que les romans d'Emile Zola, pour évoquer les mutations de la vie au XIXème siècle et témoigner des sociétés ouvrières de cette époque. Après une ascension qui fait plaisir à voir, mais contient déjà les germes de la chute, nous assistons à la lente agonie de Gervaise, espérant avec elle une réussite qui ne reviendra pas.
C'est un roman fort et sensible, un pavé qui se laisse lire et captive, aux personnages attachants et prenants. C'est une histoire belle et tragique, un résumé de nombreuses existences qui nous laisse songeur. On quitte à regret la rue de la Goutte-d'or et ses héros, pour mieux tendre vers un autre tome de la série et continuer à profiter de l'oeuvre de ce monument de la littérature française qu'incarne Emile Zola.
Les avis des internautes sur ce livre :

A propos d'Emile Zola

Né en 1840, Emile Zola se retrouve dés l'âge de 7 ans orphelin. Contraint de quitter très tôt les études, il devient employé à la librairie Hachette après divers petits métiers. Il commence parallèlement à écrire des contes dont un volume paraît en 1864. Il fait la connaissance des peintres du moment tels que Monet, Cézanne, Renoir, Pissarro, Manet...Dés 1866, il décide de vivre de sa plume et commence à publier des romans, dont Thérèse Raquin, son premier succès. C'est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à l'éditeur Georges Charpentier lui assurant cinq cents francs par mois, que commence véritablement sa carrière littéraire, qu'il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l'amitié d'écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Le succès de L'Assommoir, publié en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois la notoriété et l'aisance. Sa maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Ses grands romans, Nana en 1880, Au bonheur des dames en 1883, Germinal en 1885, l'Œuvre en 1886, permettent au naturalisme de triompher dans toute l'Europe, où il est traduit, et lui font gagner 80 000 ou 100 000 francs par an. Zola es aussi connu pour son engagement dans l'histoire du capitaine Dreyfus qu'il soutient en rédigeant trois articles publiés par Le Figaro en 1895. J'accuse, publié le 13 janvier 1898 dans L'Aurore reste le texte le plus marquant de cette affaire. Il est alors condamné à un an d'emprisonnement et à 3 000 francs d'amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898. A son retour, en 1899, injurié, radié de l'ordre de la Légion d'honneur, abandonné par une grande partie de ses lecteurs, il fini par mourir asphyxié par le poêle de son bureau en 1902 . Une foule rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.

 

 

Il y a 279 fiches de lectures de livres pour adolescents et 37 interviews d'auteurs sur Lirado.