|
|
ACCUEIL
LIVRES
AUTEURS
FORUM
LIENS
LETTRE
CONTACT
|
|
Au bonheur des Dames d'Emile Zola
Pour les 15 ans et +.
Le résumé
suivant est sur tout le livre...
Denise Baudu arrive de Normandie, sans travail
à Paris où elle espère trouver secours
auprès de son oncle, dirigeant d'un commerce, pour elle
et ses deux frères, Pépé et Jean. Mais
elle comprend très vite que l'oncle n'est plus en mesure
de lui fournir du travail depuis l'installation du très
grand magasin, Au Bonheur des Dames, juste en face de chez lui
et qui mange peu à peu la production et les travaux des
petits commerces. Tandis que Denise assiste à cette lente
chute des petits magasins vers la misère, elle décide
de rentrer Au Bonheur des Dames. Grâce à Mouret,
le patron, qui la remarquée malgré ses allures
de paysanne, elle est engagée au rayon des confections.
Mais elle doit subir les railleries des vendeuses. Sa vie reste
pauvre et malheureuse, son frère Jean lui demandant sans
cesse de l'argent. Denise est alors obligée de coudre
des nuds de cravate la nuit, donnés gentiment par
Robineau, le premier commis au rayon de la soie.
Denise aussi commence son éducation sentimentale : avec
son amie Pauline Cugnot des lingeries. Cette dernière
lui conseille de prendre un amant pour subvenir à ses
besoins financiers. Mais Denise ne peut supporter lidée
même : elle préfère se fatiguer à
faire des nuds de cravate la nuit. En même temps,
touchée par la galanterie hypocrite de Hutin qui se moque
delle dans son dos, elle s'en croit amoureuse. Petit à
petit, naît entre elle et Mouret une sorte de complicité.
Mais bientôt Denise est renvoyée par Bourdoncle,
un second de Mouret, pour avoir été surprise avec
Jouve et parce que l'on pense que Pépé est son
enfant. Mouret est furieux de ne pas avoir été
averti de ce renvoi mais il ne fait rien pour reprendre Denise.
Denise loue alors une chambre chez Bourras, un artisan qui fabrique
des parapluies. Il lembauche même par charité.
Elle est ensuite vendeuse chez Robineau qui a repris une des
boutiques du quartier. Un an après son renvoi, lors qu'elle
promène comme dhabitude Pépé aux
jardins des Tuileries, Denise rencontre Mouret, qui se rend
chez Mme Desforges, une maîtresse dont il se sert pour
approcher le baron Hartmann, important financier du monde parisien.
Mouret préfère retarder sa visite et se promener
avec Denise, qui veut repartir. Il lui propose de réintégrer
le Bonheur des dames. Elle accepte et devient vendeuse appointée.
L'amour de Mouret pour Denise grandit et on commence à
en parler dans le magasin. La jeune fille refuse les avances
de Mouret et continue de gravir les échelons du Bonheur
des Dames et elle fini par devenir première de confection
d'un rayon pour enfants. Mouret est de plus en plus jaloux et
un jour de grande vente de blanc, il demande Denise en mariage
alors qu'elle s'occupe de ses frères comme de bébés.
En effet, celui-ci est désemparé par le prochain
départ de Denise. Celle-ci refuse puis finit par accepter.
L'histoire d' Au Bonheur des Dames n'est pas seulement
celle de Denise Baudu et d'Octave Mouret, c'est aussi l'incroyable
récit de la naissance des grands magasins. On sent tout
au long du roman une fascination de Zola pour ce grand magasin,
même sil en fait un monstre engloutissant vendeuses
et clientes. Bien sûr, au delà de ce gigantesque
commerce se tisse la trame de la passion de Mouret pour Denise
au fur et à mesure du récit. La conclusion finale
présente pour la première et dernière fois
chez Zola, une fin heureuse qui semble suspendue en cours d'écriture...
En effet le lecteur reste sur sa faim en ce qui concerne l'histoire
de ce nouveau couple à peine le roman achevé.
La longeur pèse un peu au milieu du livre lorsque Zola
décrit l'agitation d'Au Bonheur des Dames face à
la chute des petits commerces, mais finalement le lecteur ne
peut pas se détacher du livre avant d'avoir atteint l'ultime
page et on en redemanderait même !
Comme toujours l'histoire est très bien structurée,
mêlant avec habileté la description, l'Histoire
avec un grand H, l'analyse d'une société en mutation
et bien sûr, l'aventure amoureuse...
Les avis des internautes sur ce livre
: 
A propos d'Emile Zola
Né en 1840, Emile Zola se retrouve dés l'âge
de 7 ans orphelin. Contraint de quitter très tôt
les études, il devient employé à la librairie
Hachette après divers petits métiers. Il commence
parallèlement à écrire des contes dont
un volume paraît en 1864. Il fait la connaissance des
peintres du moment tels que Monet, Cézanne, Renoir, Pissarro,
Manet...Dés 1866, il décide de vivre de sa plume
et commence à publier des romans, dont Thérèse
Raquin, son premier succès. C'est le 22 juillet 1872,
par la signature du contrat qui le lie à l'éditeur
Georges Charpentier lui assurant cinq cents francs par mois,
que commence véritablement sa carrière littéraire,
qu'il mène de front avec le journalisme auquel il ne
renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l'amitié
d'écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt,
Daudet et Tourgueniev. Le succès de L'Assommoir, publié
en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère
à la fois la notoriété et l'aisance. Sa
maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit,
le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans
ou Maupassant.
Ses grands romans, Nana en 1880, Au bonheur des dames en 1883,
Germinal en 1885, l'uvre en 1886, permettent au naturalisme
de triompher dans toute l'Europe, où il est traduit,
et lui font gagner 80 000 ou 100 000 francs par an. Zola es
aussi connu pour son engagement dans l'histoire du capitaine
Dreyfus qu'il soutient en rédigeant trois articles publiés
par Le Figaro en 1895. J'accuse, publié le 13 janvier
1898 dans L'Aurore reste le texte le plus marquant de cette
affaire. Il est alors condamné à un an d'emprisonnement
et à 3 000 francs d'amende, il doit quitter la France
le 18 juillet 1898. A son retour, en 1899, injurié, radié
de l'ordre de la Légion d'honneur, abandonné par
une grande partie de ses lecteurs, il fini par mourir asphyxié
par le poêle de son bureau en 1902 . Une foule rendit
hommage pendant ses obsèques à celui qui avait
osé mettre en jeu sa notoriété au nom de
la morale.
|
|