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Germinal d'Emile Zola
Pour les 15 ans et +.
Etienne, sans travail car expulsé
d'un atelier de chemin de fer à Lille après avoir
giflé un de ses supérieurs, arpente les routes
et ne tarde pas à rentrer dans le monde des mines ou
il devient Hersheur pour la Compagnie de Montsou dans le Pas-de-Calais.
Devenu habitant des Deux-cents quarante, la situation des mineurs
le révolte et peu à peu il tente de convaincre
ceux-ci de faire grève en diffusant ses idées
socialistes. La brusque crise financière, la réduction
du prix de la berline, le boisage comptabilisé à
part, la perte des revenus, la multiplications des amendes et
des dettes, entraînes les mineurs dans une longue grève
hivernal dont Etienne est le chef de file. Elle durera deux
mois et demi entraînant la crise, la faim et les conflits.
La compagnie, au bout de deux mois décident de faire
intervenir l'armée et embauche des mineurs belges. Un
violent combat aura alors lieu, opposant les soldats à
l'armée. Sortant victorieuse, cette dernière causera
la mort de plusieurs mineurs et surtout elle mettra fin à
la grève tant le trouble au sein des mineurs sera grand.
Etienne, lui même se résigne à retourner
au fond, lorsque Catherine s'y rend. Mais Souvarine, un anarchiste
jusque là très discret, décide dans le
plus grand secret de noyé sous les eaux le Voreux et
il saccage les installations. La mine s'écroule et les
mineurs restés au fond sont prisonniers. Etienne et Catherine
demeureront au fond pendant neuf jours et la jeune fille succombera.
Hanté par la responsabilité des morts de la mine,
souffrant, Etienne décide de quitter le coron définitivement
pour rejoindre Paris et Pluchart afin de mettre en oeuvre ses
idées politiques socialistes. L'échec de la grève
est cuisant, les deux mois et demi de grève n'auront
rien changé pour les mineurs, plus démunis encore...
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La première impression qui se dégage de ce roman
c'est son réalisme. Zola, est un fin écrivain
qui sait parfaitement décrire l'environnement dans lequel
son histoire se passe. Chaque livre de son nom est une longue
description d'un lieu à un moment. Ici, il dépeint
le monde miniers tel un documentariste. Et si l'on croit s'attendre
à un livre ennuyeux, long et sans intérêt,
c'est alors tout le contraire qui nait une fois plongé
dans Germinal. certes, quelques passages semblent ralentir la
progression du livre mais celle-ci reste en général
très soutenue. La violence de l'écriture, la peinture
d'un monde miniers en souffrance et surtout la narration d'une
grève qui transforme les Hommes en animaux donne à
Germinal un caractère explosif et révoltant. Impossible
de ne pas se mettre dans la peau de ces mineurs, rongés
par la faim, souffrant de jours en jours. Impossible non plus
de ne pas saluer leur bravoure, leur rage de vivre, leur combativité
face à l'injustice malgré la tragique fin. Roman
révoltant, ce n'est plus Zola qui s'exprime sur la situation
mais les mineurs eux-mêmes.
Le plus terrible, c'est sans doute d'imaginer ses personnages:
ils sont près à crever de faim pour et à
plonger dans la pauvreté la plus extrême parce
qu'ils sont persuadés que leur combat trouvera une issue
positive alors que le lecteur sait dés le début
que rien ne changera.
Les avis des internautes sur ce livre
: 
A propos d'Emile Zola
Né en 1840, Emile Zola se retrouve dés l'âge
de 7 ans orphelin. Contraint de quitter très tôt
les études, il devient employé à la librairie
Hachette après divers petits métiers. Il commence
parallèlement à écrire des contes dont
un volume paraît en 1864. Il fait la connaissance des
peintres du moment tels que Monet, Cézanne, Renoir, Pissarro,
Manet...Dés 1866, il décide de vivre de sa plume
et commence à publier des romans, dont Thérèse
Raquin, son premier succès. C'est le 22 juillet 1872,
par la signature du contrat qui le lie à l'éditeur
Georges Charpentier lui assurant cinq cents francs par mois,
que commence véritablement sa carrière littéraire,
qu'il mène de front avec le journalisme auquel il ne
renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l'amitié
d'écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt,
Daudet et Tourgueniev. Le succès de L'Assommoir, publié
en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère
à la fois la notoriété et l'aisance. Sa
maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit,
le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans
ou Maupassant.
Ses grands romans, Nana en 1880, Au bonheur des dames en 1883,
Germinal en 1885, l'uvre en 1886, permettent au naturalisme
de triompher dans toute l'Europe, où il est traduit,
et lui font gagner 80 000 ou 100 000 francs par an. Zola es
aussi connu pour son engagement dans l'histoire du capitaine
Dreyfus qu'il soutient en rédigeant trois articles publiés
par Le Figaro en 1895. J'accuse, publié le 13 janvier
1898 dans L'Aurore reste le texte le plus marquant de cette
affaire. Il est alors condamné à un an d'emprisonnement
et à 3 000 francs d'amende, il doit quitter la France
le 18 juillet 1898. A son retour, en 1899, injurié, radié
de l'ordre de la Légion d'honneur, abandonné par
une grande partie de ses lecteurs, il fini par mourir asphyxié
par le poêle de son bureau en 1902 . Une foule rendit
hommage pendant ses obsèques à celui qui avait
osé mettre en jeu sa notoriété au nom de
la morale.
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