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Madame Bovary de Gustave Flaubert
Pour les 14 ans et +.
Charles Bovary devenu médecin croise
la route d'Emma Rouault alors qu'il soigne le père de
cette dernière. Il tombe amoureux de la jeune femme et
entreprend de la séduire. Emma se laisse prendre et le
mariage est conclu quelques mois plus tard. Mais elle s'ennuie
bien vite auprès de cet homme à la vie étroite
et sans relief. En effet son mari ne répond pas à
ses attentes d'une vie pleine de péripéties et
rythmée par la passion.
Un bal qui a lieu chez un vicomte, à la Vaubyessard,
et où Emma est invitée avec son mari marque un
tournant dans sa vie en lui faisant croire à l'existence
du monde luxueux, faste et mouvementé dont elle rêve
depuis son plus jeune âge. Cette soirée nourrira
son imagination de chimères extravagantes tout au long
de sa vie. Désabusée par le retour brutal à
la réalité, celle d'une vie étouffante
et ennuyeuse qu'elle mène avec son mari, Emma tombe malade
et il est décidé de partir vivre à Yonville
mais malgré son rétablissement, Emma Bovary continue
d'être désabusé par Charles.
Elle pense alors trouver son bonheur avec un amant et aura une
aventure avec un riche propriétaire d'un domaine agricole,
Rodolphe Boulanger, qui s'en lassera vite, effrayé par
l'engouement de la jeune femme. Puis, après avoir cherché
en vain du réconfort dans la religion, elle a une deuxième
aventure avec un clerc de notaire : Léon Dupuis, dont
elle était tombée amoureuse lorsqu'elle était
encore fidèle à son mari et qu'elle avait ensuite
perdu de vue.
Après avoir fait d'énormes dépenses pour
ses deux amants et pour elle, Emma se retrouve criblée
de dettes. Ne trouvant d'aide ni auprès des ses anciens
amants ni auprès de ses voisins et ne voulant pas que
son mari apprenne ses aventures passées, Emma se suicide
à l'arsenic emprunté chez le pharmacien du bourg,
Homais.
Son mari, en découvrant les lettres échangées
avec ses amants, meurt de chagrin. reste Berthe Bovary, leur
seul enfant, elle est envoyé chez sa grand-mère
paternelle. A la mort de cette dernière, elle s'en va
chez une tante pauvre qui la fait travailler dans une filature
de coton pour gagner sa vie...
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J'ai eu beaucoup de difficulté à finir Madame
Bovary, sans doute parce que lassé de suivre
sa déchéance qui s'éternisait. Pourtant,
j'avoue que le début me plaisait plutôt bien. Le
style littéraire était facile, l'histoire coulait
de source, les petites aventures s'enchaînaient, l'action
était dense, les personnages et leurs quotidiens intéressants.
Mais après l'affaire Rodolphe Boulanger, c'est comme
si soudain le roman avait perdu de sa saveur, de son intérêt,
il était devenu plus ennuyeux et trop larmoyant...on
parvient difficilement à lire cette troisième
partie qui nous ennuie. Quelques passages demeurent bons et
captivant car au final, Madame Bovary de Flaubert,
laisse l'impression d'avoir lu quelque chose de super malgré
les longueurs. La fin est passionnante et le lecteur est soulagé
de voir l'action devenir soudain plus intense car des amours
de Madame Bovary et Léon, point d'intérêt...du
moins pour moi.
ça m'a rappelé du Maupassant et ce dernier à
sans doute lu Madame Bovary avant de se lancer
dans Une
Vie, tant j'ai parfois cru reconnaître quelques
similitudes entre les deux récits...deux femmes mariées
trop vite, qui s'ennuient, découvre que l'amour n'est
pas comme dans leur roman et finiront leur existence ruinée,
désillusionnée.
Alors aimé ou pas aimé Madame Bovary
?
Je réponds : Aimé malgré ma critique peu
glorieuse en sa faveur...on s'attache parfois plus à
dire ce qui ne va pas que ce qui va... ne crachons pas dans
la soupe, c'est un beau roman, qui se laisse lire et surtout
qui est très travaillé, ça se sent, il
y a une recherche littéraire...le style Flaubert ? je
cherche encore à le déterminer...il est un fin
descripteurs des sentiments...comme Zola est un fin documentariste
des mondes ouvriers. Gustave Flaubert est de ces auteurs qui
m'étonne, de ceux qui parviennent à raconter sur
des pages et des pages quelque chose sans que l'on s'aperçoive
que doucement le récit progresse. C'est se dire : "tiens
j'ai lu 15 pages et qu'est-ce qui s'est passé au juste
?" Rien, sinon un quotidien, merveilleusement bien
décrit, bien raconté et sans que l'on s'y soit
ennuyé une seconde.
Madame Bovary c'est un classique que j'attendais
de lire depuis bien longtemps et je ne regrette pas de l'avoir
enfin fait. C'est une histoire belle et émouvante que
celle là !
Les avis des internautes sur ce livre
: 
A propos de Gustave Flaubert
Gustave Flaubert, né le 12 Décembre 1821,
mort le 8 Mai 1880, est le fils d'un chirurgien de Rouen.
En 1841 il étudie le droit mais abandonne au bout de
trois années car sujet à l'épilepsie
. Il fréquente quelques personnalités littéraire
et artistique comme James Pradier, Victor Hugo ou Maxime Du
Camp qui deviendra son grand ami.
Il se lance dans l'écriture et rédige en 1849
une première version de Les tentations de Saint Antoine,
avant de partir en Orient avec son ami Maxime du Camp jusqu'en
1852.
C'est le 19 septembre 1851 que Flaubert, poussé par
ses amis Louis Bouilhet et Maxime Du Camp, commence la rédaction
de Madame Bovary, à partir d'un fait divers normand.
Il achèvera son long roman réaliste et psychologique
en mai 1856 au bout d'un travail de 56 mois.
En même temps, il fréquente les salons parisiens
comme celui de Madame de Loynes dont il fut très amoureux
; il y rencontre entre autres George Sand.
À la fin de l'année 1856 Madame Bovary paraît
en revue puis, en avril 1857, le roman sort en librairie et
fait l'objet d'un procès retentissant pour atteinte
aux bonnes murs : Flaubert est acquitté grâce
à ses liens avec la société du second
empire et l'impératrice, et à l'habileté
de son avocat,
D'autres romans suivront : Salammbô (1862), L'Éducation
sentimentale (1869) ou encore Bouvard et Pécuchet qui
demeura inachevé. Tiraillé entre réalisme
et romantisme, Flaubert était un obsédé
de la phrase juste. Son uvre, peuplée d'anti-héros
est une tentative de démythification, autour des thèmes
d'ennui et de déception
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